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La question de la semaine - le lundi 11 mai 2009
Vivre en montagne , cela vous tente ?
La question de la semaine - le lundi 11 mai 2009
Vivre en montagne , cela vous tente ?
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Commentaires
oui si c'est moins cher pour aller skier l'hiver. Les tarifs sont peut-être différents lorsqu'on habite sur place, comme sur le côte !
plutot non: la vie en station est difficile, au dela du prix.
Suractivité pendant les saisons, désert potentiel ensuite, avec des enfants c'est rapidement compliqué pour l'école, les activités..
Mais toutes les stations ne sont pas à la même enseigne: j'irais bien à Chamonix (ville à la montagne), mais pas à Val Thorens, ou à Gérardmer, mais pas au 7 Laux...
Enfin, tout ceci est assez personnel...
Quelle question ! Vivre en montagne, ici ou ailleurs, quelle différence ? Vivre quelque part, c'est vivre là où on a des repères (qu'on y soit né ou non), des amis, des liens, un boulot (!), c'est aussi être imprégné de l'endroit, de sa culture, et en admettre les contraintes. Et les contraintes, en montagne… la pente, le climat, l'éloignement, pour rester dans les généralités, qui ne font pas la vie toujours belle. Il est étonnant – mais pas surprenant – de constater à la lecture de ce blog que les contributrices (teurs) ont presque toutes et tous une vision quelque peu idéalisée de la montagne, vue à travers le prisme des séjours de vacances, la neige, l'air pur, les balades, les chamois et les petites fleurs, le ski… Quant à y poser son sac ! Car la réalité peut ternir les belles couleurs de la carte postale. Celle de la vie quotidienne : emmener les mômes à l'école, se faire soigner correctement, avoir accès aux services publiques et à la culture, faire ses courses, circuler, en hiver surtout, etc, etc. Ce n'est pas Cayenne, mais simplement tout y est plus compliqué qu'ailleurs. Et travailler, gagner sa vie ? Au-delà de quelques oasis économiques, la montagne est un vaste désert, même si l'image est bien sûr excessive. Non, vouloir vivre en montagne, quand on n'a pas marché tout petit dans les pas de son grand-père, c'est écouter la passion plutôt que la raison, avoir du désir, un projet de vie, une solide envie. Dés lors, le rêve est permis.
C'est vrai ça : vive la Bretagne !
D'accord avec toi Gougatoo, et cela est vrai quelquesoit le territoire. On peut déprimer au Seychelles, c'est plus problème de contexte que de territoire.
Ceci dit la montagne n'est pas un milieu facile pour y travailler, mais peut-être bien plus que ne l'est Paris pour une personne de la banlieue
C'est le Goutatoo qui écrit dans la belle revue L'Alpe ?
Il a raison Miam, vive la Bretagne et plutôt deux fois qu'une ! Mais tu* irais vivre à l'île de Sein, toi ? Bon, c'est vrai qu'en ce lieu si joliment nommé, il y a Brigitte et que chez elle, on peut s'attabler devant une merveille : le ragoût de homard (faut commander la veille, impérativement). L'exemple n'est pas des mieux choisis, c'est vrai, parce que ce ne sont pas les établissements agréablement fréquentables qui manquent sur ce bout de terre. Dans les monts d'Arée alors, pour faire montagne ? Quoique. Il y a non loin de Comana une auberge… Mais je m'égare. Pas tant que ça finalement, car la Bretagne n'est pas avare de ces lieux où l'on est reçu avec le sourire et où l'on ne paie pas la bière au prix du champagne (mettons-nous d'accord : je parle de la côte Nord). Pas comme dans certaines stations de nos belles montagnes (toutes ? non, je n'ose y croire !) où le budget mensuel pour y vivre à peu près décemment est l'équivalent du PIB des Vanuatu. Mais il y a une autre montagne que celles des stations, et celle-là, ce serait un peu comme une Bretagne qui aurait pris de la hauteur. Et inversement.
Quant à vous, chère Cunégonde, que j'imagine si belle devant votre ordinateur, je vous inviterais volontiers chez Brigitte, pour le ragoût de homard. Ce n'est pas comme aux Seychelles : le risque d'y déprimer, ici, n'est même pas concevable.
Bon week-end, et soyez attentifs si vous allez balader : on peut encore trouver quelques morilles !
*oui, on se tutoie, car je subodore que se cache derrière ce pseudo un grand arpenteur de crêtes et de vallons, un inconditionnel du crapahut, un forcené de la dénivelée, pour peu qu'il y ait une belle terrasse et une table substantiellement garnie au bout du chemin. Surtout si on peut y aller en voiture. Me trompe-je ?
Il semble évident que "vivre en montagne" peut être la conséquence de trois situations :
- y être né et s'y sentir "comme chez soi!". L'espace environnant est alors banalisé, les montagnes ne sont que des lignes d'horizon qui limitent la portée du regard et parfois celle de la réflexion ! Ceci dit il semble que celui vivant à Paris dira plus volontiers pour se définir à autrui "je suis un parisien" (à lui de préciser : de naissance ou d'adoption). Celui né ou vivant en montagne dira plus difficilement, pour s'identifier à autrui : "je suis un montagnard". Ce mot est plus relié à la pratique de la montagne qu'au simple fait d'y vivre. Question : est-ce par manque de perception d'une identité forte, celle de la montagne ou est-ce par prudence pour ne pas être qualifié de "bourinus alpestris" ou de "cretinus alpinum" (je ne garanti pas les déclinaisons ! )
- y venir pour travailler ... à part quelques woofers, ce cas relève toujours de l'économie marchande. On pense aux saisonniers 10 fois plus nombreux sur fond blanc que sur fond vert. Quid de leur accueil, du rapport de force lié au contrat de travail, quid de leur logement, quid de leur transport, quid de l'effet "entre soi" dans les bars où ils se retrouvent le soir. Là il y a un rapport d'utilité. L'implantation, à l'année, d'un saisonnier, peut s'entendre mais elle reste un épiphénomène. Cette question est à creuser.
- avoir fait un choix de vie, de mode de vie intrinsèquement lié au milieu de vie. Dès lors qu'il y a un travail plus ou moins à l'année ou sur deux saisons et/ou dès lors qu'une partie de l'activité peut s'effectuer à distance. Là comme indiqué par un autre blogueur, il faut accepter et de faire accepter, comprendre et se faire comprendre. L'acculuration se doit d'être réciproque. Chaque culture faisant avancer l'autre.
Alors, oui, la montagne, pour y vivre lorsqu'on n'y est pas né se mérite. En retour, il y a plein de belles choses.
Je suis désolé que l'on soit obligé de créer tant de règlements pour sauvegarder une nature en montagne soit-disant "école de liberté "où tout arrive à être interdit et bientôt il faudra un pass pour accéder aux pentes et cîmes.
Je crois qu'à trop vouloir règlementer l'on arrive à ne plus laisser apprécier la nature par des gens qui en auraient bien besoin
Il suffit de se rappeler "Quand la montagne vous a pris le coeur
tout vient d'elle
et tout vous y ramène"
celui qui a écrit cela était de l'époque du bonheur en montagne
Oui oui oui!!!! Y vivre pour sa qualité de vie, pour être au plus près de la nature, pour le caractère entier de ceux qui y sont nés et être enfin débarrassé des poisons des villes qui nous font oublier qui nous sommes vraiment. Mais la montagne ne nous accepte pas facilement; je rêve de m'y installer mais une "vieille" de 52 ans ne l'intéresse pas.... pas moyen de trouver un job!!!!!! Je reste bien entendu à l'écoute de toute suggestion sérieuse!
Invitation à ouvrir les yeux ... la nature est parmi nous.
L’été arrive, le printemps traîne la patte et bientôt plus de pollen dans le nez ! La fin du printemps et le début de l’été, le cycle de dame nature en somme. Couleurs et senteurs habillent nos vallées. L’occasion de redécouvrir la Montagne, la flore et la faune.
La théorie des 3 R (Ressourcement, Retrouvaille, Rupture) puissance mille …
Il ne s’agit pas de se faire un bad trip, version « La Petite maison dans la prairie » en courant dans un champ de coquelicots (c’est beau) au ralenti, puis de se gaufrer dans un buisson ardent d’orties. Que nenni… Ami(e) des fleurs profite, enivre-toi, repaître-toi de ses senteurs. Rhododendrons, sabots de vénus, chardons bleus, lavandes sauvages, gentiane, ancolie des alpes…
Contemplatif, pose-toi dans un bout de montagne, tais-toi et observe ! Un brin d’herbe dans la bouche, allongé dans la pelouse et ouvre grands les yeux. Le concert s'ouvre : l’abeille commence son ballet autour de la lavande, les Tss tsss tsss tsss tsss des cigales montent vers les graves comme une poussée d’hormones, elles s’en donnent à cœur joie, les coucou coucou du tétras lire s’enchainent et les marmottes s’en mêlent, les Chœurs s’emballent… la symphonie pastorale embrase le paysage.
Au loin, les clochettes des vaches retentissent comme un canon en retard, l’aigle royal descendu de son Ecrin observe et s’impose dans la partition.
Un vrombissement sensuel enflamme la chorale, la cascade entame son solo … le torrent gronde et arrache le final.
Silence…. Le mélèze respire.
Ou sommes-nous ? Dans les Ecrins au pied du glacier blanc, face au pic du Bure ? Sous le voile de la mariée ? Au chœur d’un champ de lavande ? A la source de la Durance à Montgenèvre ? Dans le désert de la casse déserte sur l’Izoard ?
Partout où les notes de la nature nous emmènent. Concert onirique, fantasia naturelle qui nous transporte au delà de nous même.
Voilà ma montagne à moi …
Alors comment tu expliques qu'il n'y ait pas plus de personnes en montagne l'été, ou à l'automne ou au printemps ?
quand je me leve et que je sort depuis 45 ans je me dis que c'est beau....
Eh bien oui : quel privilège que de vivre dans des régions pareilles ! Je ne me lasse pas non plus de cette force que dégage la montagne, de sa diversité, des surprises qu'elle révèle à chaque détours du sentier… Particulièrement la moyenne montagne ou, en tout cas, la montagne habitée, façonnée par les hommes. Peut-être parce qu'elle met en exergue des questions sur ce que nous sommes, et les réponses que nous pouvons y trouver, notamment au moment où nous nous interrogeons enfin (certains en tout cas) sur la pertinence de nos modes de vie. A ce sujet, je ne saurais que trop vous conseiller, entre autres, la lecture de certains des ouvrages de Bernard Fischesser, dont on peut consulter la bibliographie sur le site de la Maison de la nature et de l'environnement de l'Isère (http://mediatheque.mnei.fr). Et celle de L'Alpe, naturellement (en vente dans tous les "bons" kiosques). Et puisque que nous sommes dans le registre des "conseils", une bonne adresse : le Café Brochier à Saint-Julien-en-Vercors (04 75 48 20 84 - www.hotelrestaurantcafebrochier.com), si vous pas vous conduisent dans le Sud-Vercors. Le patron, Christophe, propose une cuisine excellente, simple et goûteuse, préparée essentiellement avec des produits du pays, à des tarifs qui restent tout à fait accessibles. La terrasse est belle, mais la salle de restaurant recèle des fresques surprenantes, peintes en 1912 par Louis Guigon, un peintre en bâtiment marseillais venu "sur le plateau" pour se soigner. C'est noté ?
Je suis en savoie dans un endoit très montagnard et je ne me voit pas vivre ailleur!! je pense que ca dépend des personnes! Certaines s'adapteront facilement tandis que pour d'autre ca leur semblera impossible!! Il faut avouer que c'est une chance d'habiter là du point de vue financier si on adore l'hiver car ce sont des vacances qui reste très cher (location d'appart, de l'équipement...)
J'ai rêvé et attendu 20 ans pour partir habiter la montagne ! mais à 60 ans j'ai enfin pu réaliser mon rève. J'habite au paradis, face au Mt Blanc que j'ai devant moi à 180°. Avant ce grand moment j'y venais souvent grâce au RTT qui donnaient des congés.... et puis j'ai préparé, pensé, construit, établit mon futur nid. Je pratique la montange l'été, hiver, bref en toutes saisons et c'est fabuleux. On est au grand air, on est en forme et on part en montagne que quand le temps le permet, sinon en vacances, on part quand même et on risque la catastrophe !
Ceux qui veulent découvrir la montagne et penser s'y installer, ne pas hésiter à découvrir tous les villages et petites stations familiales, c'est là qu'on est le mieux.Pour y vivre en dehors de la pratique spécifique, c'est moins cher, sauf l'immobilier bien sûr, la vie, la nourriture, les services. Et puis les montagnes ne sont plus isolées, on rattrape assez vite les routes et autoroutes. Pour ceux qui y travaillent c'est comme partout, c'est dur mais en montagne beaucoup de gens ont diverses activités rémunérées. Alors ils s'en sortent sans problème s'ils sont propriétaires. Pour rien au monde je repartirais d'où je viens : la région parisienne : Ma passion pour la montgne s'est construite depuis fort longtemps alors partir y vivre c'est la récompense après 40 ans de travail ! Voir mon site web c'est tout comprendre http://www.randoraquenet.com/hiver....
Die Sauberberg, voila ce qu'est la montagne
pas d'explications, seulement une contemplation,
le sommet, proche de Dieu, en tout cas siège de mythes éternels,
la montagne qui n'existe que parce qu'il y a la plaine
Vivre dedans, oui
Vivre dessus, oui
une tres belle facons de voir les choses oui meme si je suis ps convaincu que ca peut parcher :)
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